"L'eau c'est la vie", vous ne croyez pas si bien dire !

Il s’agit bien du Blog d’United Heroes, pourtant, il n’est pas question du projet dans cet article. Alors que nous réfléchissions à la conception de ce blog avec Sébastien, très vite, il était devenu clair que nous allions communiquer et informer autour d’United Heroes, mais également sur les ONG et les associations à travers le monde. Car, au final ce projet ne pourrait pas exister sans eux.

Alors aujourd’hui, j’ai décidé d’écrire au sujet d’une crise qui touche près d’un milliard de personnes. La semaine dernière se déroulait à Stockholm la 25ème édition du « World Water Week » (semaine mondiale de l’eau) avec pour thème « de l’eau pour le développement ». Un article en immersion dans la crise de l’eau.

 

Pourquoi l’eau ?

L’eau est à la base de notre vie. Le corps humain en est composé d’environ 65 %. Et pourtant, en ce moment, il y a 663 millions de personnes qui vivent sans eau potable. Elles se situent principalement dans les pays en développement : l'Afrique subsaharienne, l’Asie du Sud-est et l’Amérique latine.

Pour l’ONU, la crise de l’eau est l’un des problèmes prioritaires à régler, car même si l’eau est à la base de cette crise, cela va bien au-delà : éducation, santé et pauvreté. Le manque d’eau potable affecte absolument tout.

Lorsqu’une famille touchée par cette crise a soif, elle n’a pas de robinet à proximité. Le plus souvent, ce sont les enfants et les mères qui sortent du village afin de ramener de l’eau provenant d’une rivière se trouvant à plus de trois heures de marche. Un chemin dangereux et un retour pénible avec des litres « d’or bleu » sur le dos.  Le temps passé à ramener de l’eau correspond au temps pendant lequel les enfants pourraient aller à l’école ou au temps pendant lequel les femmes gagneraient de l’argent. L’UNICEF estime que chaque année 40 milliards d’heures sont investies dans la collecte d’eau en Afrique. Pour donner un point de comparaison, il s’agit du nombre d’heures de travail par an de toute la population active en France !

Le comble est que l’eau ramenée de la rivière est constituée de toutes sortes de germes et bactéries pour la plupart venant des excréments d’animaux sauvages. L’eau reste tout de même un besoin vital et ces familles ne peuvent pas faire autrement. Le résultat : diarrhées et autres maladies pouvant leur coûter la vie. Un fléau pour la santé. Selon l’organisation mondiale de la santé (OMS), les nouveau-nés sont les plus affectés, chaque jour 1'000 bébés meurent d’une maladie directement liée à de l’eau sale, que ce soit lors de sa consommation ou lors de son utilisation pour les toilettes. Il suffirait d’eau potable pour arrêter la mort de millions de personnes chaque année.

 

De l’eau pour le développement

Investir dans l’eau potable et l’assainissement contribue à la croissance économique. L’OMS estime que pour chaque dollar investi, il y a un retour entre 4 et 34 dollars dans l’économie de la région. Ce constat me parait tout à fait valable, réfléchissons aux paragraphes précédents :

Si les enfants n’avaient pas à aller chercher de l’eau, ils pourraient donc aller à l’école et espérer s’instruire suffisamment pour trouver un travail. Les femmes, de leurs côtés, pourraient passer plus temps à s’occuper de leurs familles ou à gagner de l’argent. De plus, s’il y avait une source d’eau potable dans le village, cela permettrait de cultiver des plantations pour manger, vendre ou échanger.

Finalement, c’est toute une économie et un futur florissant qui se dessinerait, simplement, en investissant dans « l’or bleu ».

Aussi, il y a un impact psychologique positif à prendre en considération. Avec moins de morts chez les nouveau-nés et moins de maladies : les gens se sentiraient mieux et plus heureux !

 

Quelles sont les solutions ?

  • Des puits :
    • il faut creuser 15 mètres de profondeur pour atteindre de l’eau.
       
  • Retenir l’eau venant des pluies :
    • L’eau est collectée sur les toits des maisons pour ensuite être stockée dans des containers.
       
  • Des filtres BioSand :
    • Du sable et des filtres microbiens pour décontaminer l’eau.
       
  • Forages de puits à eau :
    • À l’image des forages pétroliers sauf qu’ici c’est pour atteindre de l’eau fraîche et pure.
       

J’expose ici quatre solutions, mais il y en a d’autres. Selon l’organisation Charity : Water, le coût d’un filtre BioSand est de 65 $, il permet à plusieurs personnes (entre une et huit) d’accéder à de l’eau potable. Un forage revient à 5'000 $, mais cela amène de l’eau directement dans le village et 250 personnes peuvent en bénéficier.

L’ONU a prévu, selon son programme pour un développement durable, de fournir de l’eau potable a chaque être humain d’ici 2030. Chez United Heroes, nous espérons vraiment que cela se fera. Mais en attendant, si nous pouvons aider les organisations en place à travers nos enchères, nous le ferons. Il s’agit d’une crise que nous pouvons stopper.

Enfant qui bénéficie de l'eau apporté par Charity:Water

Sources :

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