Fabrice Sanches : The Hunter Flat

Fabrice Sanches, agent immobilier sur la place genevoise, a aidé des joueurs professionnels de football à trouver des appartements dans l’une des régions les plus difficile à se loger, devenant parfois même jusqu’à leur confident. Aider son prochain fait parti de sa philosophie, naturellement donc, il fût l’un des premiers Héros à nous rejoindre. 

Entre anecdotes et présentation, voici le premier Héros d’un nouveau genre.

 

Salut Fabrice. Comment ressens-tu le marché de l’immobilier à Genève, tout va bien pour toi ?

Ce n’est pas évident, il faut toujours rester vif et mobile (un peu comme sur un terrain). Le marché immobilier genevois varie beaucoup. Actuellement, il y’a peu de déménagements donc un peu moins de vacants, mais on s’approche des beaux jours, la situation devrait être plus favorable.

 

Justement, tu conseilles tes clients et les avises sur le marché actuel et des difficultés. D’ailleurs, tu as et as eu des joueurs de football professionnels dans ta clientèle. Comment ça a commencé ?

Vincent Rüfli, actuellement en course en Europa League avec le FC Sion, m’a mis le pied à l’étrier. Connaissant mon travail et les besoins des joueurs, il nous a mis en relation. Je pense que le premier était Vincent, ensuite Matias Vitkieviez (aujourd’hui de retour au Servette FC), suivit de Goran Karanovic (aujourd’hui sous les couleurs d’Angers SCO en L1). Rüfli a ensuite fait le pont avec David Pivoda, à l’époque vice-président du Servette FC, qui nous a contacté. Il nous a demandé si nous étions capables d’aider tous les joueurs qui en avaient besoins et si nous pouvions collaborer avec du sponsoring. Ce que nous avons fait avec un réel plaisir.

 

Tu es devenu proche de certains, jusqu'à en aider sur d’autres choses que la recherche d’appartement ?

Effectivement, oui. Nous avons aidé pour tout ce qui touchait l’administratif, l’ameublement et évidemment le déménagement.

 

As-tu des anecdotes à nous raconter qui t’ont marqués, qui te font rires, qui t’ont surprises ?

Une petite. J’ai eu la chance de jouer contre le Servette FC. Avec moi cela s’est toujours bien passé sur le terrain. Lors d’un déménagement chez Kouassi, joueurs dur au duel, j’ai amené un ami pour qu’il puisse faire un devis. Cet ami est un ancien de Carouge, avec qui nous avions joué contre le Servette FC. Il ne savait où je l’amenais. Je lui ai dit que nous allions chez un client – ce qui était le cas J.

Vous n’imaginez pas leur surprise lorsque Xavier Kouassi est venu à notre rencontre, au pied de l’immeuble. Quelques mois auparavant, ils avaient eu des mots prononcés que nous ne pouvons qu’entendre sur des terrains, querelles qui se sont poursuivies dans les vestiaires. Tout ça à cause d’un duel trop engagé à mi-terrain. Une fraction de seconde, j’ai vu des éclairs dans leurs yeux, puis nous avons commencé à rigoler. C’était magnifique, ils me sont tombés dessus et ont commencé à se charrier.

Vous ne pouvez pas imaginer comme le terrain change un homme en compétiteur. Mais une fois retourné à la vie, ces deux personnes sont des agneaux.

 

Comme on en discutait avant, ce n’est pas évident de trouver un logement dans la cité de Calvin, surtout quand la personne que tu aides a des critères et des exigences élevées. Peux-tu nous dire lesquels des joueurs a été le plus compliqué ?

De souvenirs, aucun ! Ils  étaient conscients des difficultés de location. La plupart vivaient seul ou leur copine n’était pas encore sur Genève. Une fois arrivée, certains ont demandé à changer d’appartement, ce qui est compréhensible.  

 

Et quel est ton meilleur souvenir ?

La montée en Super League de Servette FC !

Je l’ai vécue comme un supporteur privilégié. En connaissant tous ces bons gars, j’étais vraiment heureux pour eux et pour leur carrière. Certains sont de retours chez les grenat pour aider le club, Rüfli et Vitkeviez on porté le maillot Helvète, d’autres sont internationaux comme Moubandje et Naters, certains sont en lice en coupe d’Europe,...  C’est beau.

Je remercie Vincent Rüfli pour ça, j’étais dans les loges avec eux pour fêter la montée. J’étais même là quand le président Pishyar, dans l’euphorie, avait promis une Porsche à tous les joueurs.... q'ils attendent toujours d’ailleurs.

 

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